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Violences dans le sport : le CPSF s’engage

La 7ème Convention nationale des violences dans le sport, portée par le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative avec le soutien du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) et du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) s'est tenue ce lundi 7 septembre à l'INSEP.

En présence de Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative, Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF, d’Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF, et de Fabien Canu, président de l’INSEP, cette septième édition a rassemblé des acteurs sportifs, associatifs et gouvernementaux autour de la lutte contre les violences dans le sport.

Elle a permis de faire le bilan des avancées réalisées depuis le lancement, en 2020, de la stratégie nationale de prévention, qui inclut des outils de signalement, des actions de sensibilisation et le contrôle de l’honorabilité des encadrants sportifs. Parmi les initiatives clés, la cellule Signal-Sports a joué un rôle central, avec des milliers de signalements traités depuis sa création en 2019. En 2025, 872 signalements ont été enregistrés (concernant 936 mis en cause), soit une augmentation de 64 % par rapport à 2024 et de 140 % par rapport à 2023, ce qui illustre la libération croissante de la parole des victimes.

Cette dynamique s’inscrit dans la durée, depuis la création de la Cellule nationale de lutte contre les violences dans le sport en décembre 2019, 2 607 signalements ont été enregistrés et ont donné lieu à une enquête administrative, débouchant sur 1 135 mesures de police administrative.

Pour accompagner cette libération de la parole, l’édition 2026 de la Convention nationale des violences dans le sport a été marquée par la signature d’un partenariat entre le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative et France Victimes, afin de renforcer l’accompagnement des victimes de violences dans le sport.

La stratégie du CPSF pour la prévention des violences

Depuis sept ans, l’action du CPSF s’organise autour d’un triptyque : prévenir, accompagner, transformer. Pour répondre à ces préoccupations, le CPSF s’est doté de l’outil Règlo’Sport conçu pour sensibiliser et prévenir les comportements inappropriés dans le sport. Cet outil propose une graduation des situations, allant de comportements sains (couleur verte) à des situations gênantes, malveillantes voire dangereuses (couleur orange et rouge). Il permet ainsi aux athlètes et aux encadrants de reconnaître et signaler des comportements abusifs pour se protéger et protéger leur entourage.

Pour consolider la prévention et la prise en charge, le CPSF structure également une véritable dynamique de réseau, en renforçant ses partenariats avec France Victime et Fier-Play car aucun acteur ne peut répondre seul à ces enjeux. Une cellule de recherche a aussi été mise en place pour suivre l’évolution des études sur les violences dans le parasport et mieux comprendre ces enjeux spécifiques. Le CPSF souhaite englober l’ensemble des violences et discriminations : des violences sexistes et sexuelles, aujourd’hui mieux identifiées dans le sport et le parasport, aux violences verbales et psychologiques, en intégrant les discriminations liées au genre, au handicap, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre (LGBTQIA+), à l’origine ou à la couleur de peau, ainsi qu’à la grossophobie. Enfin, le CPSF a réaffirmé son souhait de ne pas créer de formation spécifique au parasport ou au handicap, mais d’intégrer pleinement ces enjeux dans les formations de droit commun proposées avec le ministère des Sports et le CNOSF.

Aussi, dans le cadre de sa mission de conduite de délégation (Jeux Paralympiques, EPYG, Deaflympics), le CPSF sensibilise les athlètes et cadres en amont des compétitions. Ce travail de sensibilisation se concentre sur toute forme de prévention des violences ; et se traduit par un webinaire organisé en amont de la compétition, l’identification de référents sensibilisés chargés d’écouter, d’orienter et d’agir ; et la mise en place d’une astreinte en partenariat avec France Victimes.

2027 : les perspectives

Sur la saison écoulée, le CPSF a engagé une réflexion sur la santé mentale des athlètes et des staffs. Un questionnaire a été soumis aux athlètes ayant participé aux Jeux Paralympiques de Paris 2024, dans le cadre d’une étude pour mieux caractériser les facteurs de risque et les facteurs protecteurs. La performance et le bien-être passent par le respect de l’intégrité physique et mentale, une exigence qui doit s’inscrire systématiquement dans les conditions de la performance sportive. La stratégie de prévention des violences doit donc intégrer cette dimension de santé mentale dans l’accompagnement proposé. En 2027, le CPSF travaillera à créer de la transversalité entre ses stratégies éthique, violences et discriminations, et santé mentale des athlètes et des staffs.