Cécile Hernandez et Jordan Broisin, porte-drapeaux des Jeux Paralympiques de Milan-Cortina 2026
Cécile Hernandez et Jordan Broison accompagneront l'équipe de France paralympique aux Jeux Paralympiques de Milan-Cortina 2026. Les deux porte-drapeaux s'expriment :
Vous avez été élus porte-drapeaux par vos pairs, quelles sont vos réactions ?
Jordan Broisin : Je suis avant tout très ému. Cette élection a un vrai sens pour moi, car elle montre que les membres de l’équipe de France me font confiance pour ce rôle, et ça me touche énormément. Je m’y attendais pas spécialement, c’est une immense fierté et un vrai boost pour les Jeux ! Je suis prêt à assumer tout ce qu’il y a derrière ce rôle, du mieux possible.
Cécile Hernandez : Je suis très fière, très heureuse et très émue. Même si j’étais la seule candidate française, lorsque j’ai reçu l’appel de Marie-Amélie Le Fur (présidente du CPSF), j’ai été profondément touchée. Depuis toute cette aventure, je suis devenue hyper sensible !
Qu’est-ce que ce rôle de porte-drapeau représente pour vous ?
C.H. : C’est à la fois un rôle et un engagement. Il s’agit d’incarner les valeurs du sport paralympique français, du parasport en général, et aussi des femmes dans le parasport. Il y a beaucoup de valeurs, beaucoup de casquettes derrière ce rôle. Pour moi, c’est incarner tout cela, mais aussi embarquer et porter le potentiel et l’ambition que l’équipe de France va exprimer sur la neige.
J.B : Etre porte-drapeau, c’est évidemment de la représentation, mais surtout de la confiance et du soutien pour l’équipe de France. On l’associe souvent à un rôle de leader par les résultats et la performance, alors qu’il peut-être au-delà. J’avais été touché par la prestation et la parcours de Kévin Rolland (porte-drapeau olympique à Pékin 2022), notamment par le soutien qu’il avait apporté par sa résilience. Je m’identifie un peu à ce rôle de soutenir et accompagner celles et ceux qui n’atteindront pas ce qu’ils recherchent. J’ai déjà vécu deux Jeux sans médaille, je saurai les aider à rebondir face à la déception.
Est-ce que cette nomination va modifier votre façon d’aborder les Jeux et la compétition ?
C.H. : À partir du moment où j’ai appuyé sur le bouton pour candidater au rôle de porte-drapeau, j’ai arrêté de penser à la pression. Je me suis concentrée sur le côté positif, solaire. J’aime les choses qui rayonnent. J’ai imaginé l’énergie que cela allait dégager en me retrouvant sur la neige. Je fonctionne beaucoup à la motivation, et ce rôle représente une motivation supplémentaire, à la hauteur de ce qu’il représente.
J.B. : Je ne pense pas que cela modifiera quelque chose. J’ai prévu de me donner à fond dans la compétition. Ce rôle va me demander d’être plus présent auprès de l’équipe, à suivre les athlètes et à leur apporter mon soutien, pour que tout se passe au mieux. Je vais donner le meilleur de moi même pour ce rôle et dans la compétition.
Qu’est-ce que vous inspire votre binôme ?
J.B. : Je suis très heureux de partager ce rôle avec Cécile. Nos parcours sont différents mais s’entrecroisent. C’est une très belle personne, qui incarne les résultats qu’elle a obtenus. On est complémentaires, que ce soit par nos disciplines ou par le genre, c’est une richesse d’être en binôme. On ne touchera peut-être pas les mêmes personnes. Je suis très fier de son parcours et ravi de partager des moments aux Jeux à ses côtés.
C.H. : Ça va être un joli binôme. Jordan vit ses troisièmes Jeux, il n’a pas encore décroché de médaille. Je suis certaine que ce rôle, qui est d’une grande importance, va le booster et lui donner encore plus envie d’être à la hauteur. Nous serons deux personnes animées par la même envie : briller sous les couleurs de l’équipe de France en portant ce drapeau.
Ce n’est pas vos premiers Jeux. Cécile, tes 4e, Jordan, tes 3e, comment appréhendez-vous cette compétition ?
C.H. : Mes ambitions sont hautes ! Je viens pas en Italie pour faire du tourisme. Je me suis beaucoup entraînée ces quatre dernières années, j’ai énormément progressé, et aujourd’hui mes objectifs sont clairs. Les Jeux reviennent en Europe, dans de vraies montagnes, et j’aime particulièrement l’Italie. J’ai l’ambition de monter sur le podium et de ramener des médailles à la maison.
J.B. : Ce seront mes troisièmes Jeux. Même si je reviens d’une blessure, je pense ne jamais avoir abordé cette compétition en étant aussi proche des podiums mondiaux. Je me sens confiant, tout revient et les voyants passent petit à petit au vert. Mes ambitions sont d’aller chercher une médaille !
Avez-vous un message à faire passer à l’équipe de France ?
J.B. : Toute l’équipe semble prête ! Il y a des résultats dans chaque des disciplines et chacun sait ce qu’il a à faire. Il y a beaucoup d’expériences dans toute cette équipe. Je n’ai pas encore la liste des sélectionnés pour savoir s’il y aura de nouvelles recrues qui feront partie du voyage. Un message : faites juste ce que vous savez faire. Allez les gars et les filles !
C.H. : Faites-vous plaisir ! À partir du moment où on prend du plaisir et qu’on sourit, on devient redoutablement fort. Cela peut nous permettre de réaliser un très beau podium au classement des nations paralympiques pour les Jeux d’hiver. Pour certains, ce seront leurs premiers Jeux. Comme le disait si bien Marie Bochet (cheffe de mission à Milan-Cortina 2026) : faites parler la neige, faites parler le plaisir. La combinaison de la technique, du travail accompli et du plaisir ne peut mener qu’à de très belles choses… et à des podiums brillants.
Un message pour les supporters ?
C.H. : Suivez-nous ! Soyez à fond derrière l’équipe de France. On va briller pour vous, autant que nous allons prendre du plaisir, et j’espère que vous en prendrez autant que nous en donnant tout sur la neige.
J.B. : Les athlètes ont particulièrement besoin de soutien, surtout quand tout ne se passe pas comme prévu. Quand tout va bien, c’est formidable d’avoir des supporters, mais dans les moments plus difficiles, ce soutien est encore plus important . Merci d’être là, de nous pousser pendant ces Jeux, c’est un vrai plus. Du côté paralympique, on n’est pas toujours habitués à avoir du public et des personnes qui nous suivent, alors merci !